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Mise à jour : 11-02-2010
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Le phare de Goury, histoire d'une construction

Le phare de la Hague, situé face au port de Goury (Auderville), est inscrit aux monuments historiques. Pour le maire d’Auderville, Alain Dixneuf, c’est un motif de fierté. Le phare est bien sûr un symbole identitaire fort tout comme les paysages de la Hague. Par arrêté du 11 mai 2009, le préfet de Basse-Normandie a considéré que le phare présentait « un intérêt d’art et d’histoire en raison de la qualité de sa composition architecturale néo-classique ». Cette reconnaissance nationale est l’occasion de revenir sur la construction de ce phare, construction qui ne fut pas une partie de plaisir (entre 1834 et 1837).

puce Le projet de construction d’un phare au cap de la Hague

Phare de Goury Dans un rapport, l’ingénieur des Ponts et Chaussées de l’agglomération du nord du département de la Manche, Morice de La Rue, revient sur la construction du phare qui devait signaler aux navigateurs les dangers du fameux Raz Blanchard après de nombreux naufrages. Selon l’ingénieur, le Raz Blanchard est l’un des plus mauvais coins de France. Quand le vent souffle, par grande marée, la vitesse des courants peut atteindre 12 nœuds, c’est-à-dire 23 kilomètres à l’heure. La zone porte bien son nom : le canal de la Déroute.

 Il est prévu d’installer le phare de 46 m sur le Gros du Raz, rocher séparé du littoral par un canal d’environ 800 m de largeur. Comme l’indique le rapport de l’ingénieur, il existe de grandes difficultés à vaincre la construction du phare sur le Gros du Raz. Pour se rendre à ce rocher qu’envelopperont des courants d’une violence extrême, la côte voisine ne présente qu’un seul point de départ un peu abrité, le havre de Goury et la marée qu’un seul intervalle vraiment favorable. On comprendra sans peine que pour naviguer dans des courants dont l’impulsion ressemble à la chasse d’une écluse, il ne faut ni employer de lourds navires, ni compter sur la force si inconstante du vent. L’apport de matériaux ne pourra se faire qu’à l’aide de barques plates et légères, plates pour moins de prises aux courants, légères pour être manœuvrées à la rame. A cela s’ajoute au départ de Goury des installations coûteuses et la fourniture du granit en provenance de Flamanville.

 L’ingénieur des Ponts et Chaussées précise dans son rapport comment il réussit à vaincre les difficultés d’implantation et de construction du phare. Lors de l’établissement des ouvriers sur le chantier, ces derniers refusèrent de s’y installer tant les habitants du pays leur avaient répété que le Gros du Raz serait leur tombeau, et qu’aucune construction ne résisteraient aux déferlements. Il fallut donc recourir à un autre expédient pour inspirer aux travailleurs plus de sécurité. Ainsi, une estacade constituée de pieux et dont le plan supérieur ne dépassait que de 0,50 m le niveau des hautes mers de vive eau d’équinoxe, a résisté aux plus violentes attaques, non sans démolition. Parfois même, les déferlements ont couvert la grue toute entière et dépassé son sommet.

puce La construction du phare (1834 - 1837)

Ampoule Le rocher du Gros du Raz, à 1 m environ au-dessus des hautes mers d’équinoxe, présentait une surface circulaire de 10 m de rayon. Le phare proprement dit n’avait pas besoin d’une assiette aussi large ; cependant, il est apparu nécessaire pour l’ingénieur Morice de La Rue d’utiliser toute l’étendue disponible en établissant une plate-forme autour du soubassement de la colonne. Pendant la construction, un réduit insubmersible, où l’on pût déposer les ustensiles et les matériaux flottants, était indispensable, et la plate-forme a rempli cette fonction ; en outre, elle présente le double avantage de former une véritable défense contre le choc des lames, et d’offrir aux gardiens un espace moins rétréci que leurs chambrettes, espace où ils pourront au moins marcher et jouir de l’impression de l’air libre et du soleil.

 L’ingénieur a aussi pensé aux conditions des agents affectés au service des phares. Dans cette optique, il a placé l’escalier dans une cage particulière qui communique avec les différents logements sans les faire dépendre les uns des autres. Cette disposition est convenable car elle rend les chambres plus commodes, et les voûtes de séparation des différents étages sont aussi solides que si elles étaient entières. Chaque pièce contient l’encadrement nécessaire pour admettre un lit, est munie d’une cheminée et reçoit le jour par deux fenêtres. Le massif qui supporte la plate-forme, au milieu de laquelle s’élève le phare proprement dit, est enveloppé par un gros mur dont le revêtement extérieur se compose de pierres de taille de granit ; et qui est formé dans le reste de son épaisseur par de la maçonnerie de moellons. L’intervalle compris entre ce mur et le soubassement de la colonne a été rempli avec des pierres sèches soigneusement arrimées.

 Le phare proprement dit est entièrement formé de blocs équarris dont les parements extérieurs sont finement taillés et les faces intérieures simplement piquées à la grosse pointe. Les marches de l’escalier hélicoïdal (200 marches) qui règne du bas jusqu’à la chambre de service du phare sont engagées dans le mur de la cage. Toutes les voûtes de séparation des différents étages (10 au total), n’ont été construites qu’après l’achèvement complet de la colonne, le montage des matériaux ayant été opéré par l’intérieur.

 Pour finir cette description, l’ingénieur rappelle que pendant les trois ans qu’ont duré les travaux, il s’est dévoué sans partage. La récompense de ses efforts a porté ses fruits car la construction du phare du cap de la Hague n’a pas coûté la vie d’un seul ouvrier. Morice de La Rue s’est estimé d’autant plus heureux de ce résultat, que les habitant de la côte ne cessaient de répéter, avant l’exécution des travaux, que le phare du Gros du Raz ne s’achèverait jamais, et qu’après avoir perdu bien des hommes, on renoncerait à cette entreprise.

 Le phare a été allumé pour le première fois le 1er novembre 1837. Ses derniers gardiens en sont descendus définitivement en mai 1990, deux ans après son automatisation.

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