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Commune de la Hague
8, rue des Tohagues
BP 217 Beaumont-Hague 50442 La Hague cedex
Tél : 02 33 01 53 33
Fax : 02 33 01 93 48
Lat : 49°39'42.73
Long : 1°49'47.63
 picto Horaires :
Lundi : 8h-12h et 13h30-17h30
Mardi : 8h-12h et 13h30-18h
Mercredi : 8h-12h et 13h30-17h30
Jeudi : 8h-12h et 13h30-17h30
Vendredi : 8h-12h et 13h30-16h30
Samedi : 9h-12h
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Mise à jour : 17-06-2021
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Géosites

Un Géoparc repose sur l’identification de géosites, supports au développement d’activités éducatives et/ou d’interprétation, qu’il convient au préalable d’inventorier. Cet inventaire a été réalisé sur La Hague, en 2020, et validé par un conseil scientifique.

L’identification d’un géosite s’appuie sur différents critères :
- une « valeur centrale » scientifique qui tient compte de l’intérêt du site pour les sciences de la Terre, de son intégrité, de sa rareté et de son intérêt pédagogique ;
- et des « valeurs additionnelles »  qui relèvent à la fois d’intérêts culturels, économiques, paysagers et écologiques.

Le Géoparc de La Hague ne se réduit pas à ces seuls géosites, mais ils en constituent le cœur. Le territoire renferme en effet de nombreux autres sites d’intérêts déjà valorisés ou qui le seront à l’avenir.

Cap de La Hague

Le façonnement du Cap de la Hague est la conséquence du mélange entre soulèvement tectonique et fluctuations du niveau marin. L’hypothèse formulée aujourd’hui est que le Cap de la Hague est une île maintenant fossile qui a émergée et s'est agglomérée avec d'autres îles et îlots rocheux pour former l'île du Nord Cotentin qui s'est ensuite "unie" au continent par le comblement des marais du seuil du Cotentin. S’il en existe peu en Europe de l'Ouest, la Presqu'île de La Hague est ainsi constituée d'un système d'archipels rocheux en émersion comprenant différents stades.


Le Quaternaire (falaise) et le site paléozoïque (platier) de la  Baie d’Ecalgrain

  

La falaise constitue une coupe de référence, témoin des variations climatiques du Quaternaire. Elle témoigne de 2 cycles interglaciaire/glaciaire dont la première plage est datée de -190 000 ans. Cette coupe permet en effet de montrer la superposition d'un ensemble de dépots issus du processus d'érosion/sédimentation marine (en période chaude) et d'érosion/sédimentation continentale périglaciaire.


Baie d’Ecuty et Pointe de Jardeheu : Magmatisme cadomo-varisque

A marée basse, la baie d’Ecuty et la pointe de Jardeheu offrent un platier rocheux idéal pour s’initier à la pétrographie (science qui a pour objet la description des roches). Vieux de 570 millions d’années, le granite d’Ecuty, composé d’orthose, un minéral à l’origine de sa belle couleur rose, constitue l'une d'entre elles.


Herquemoulin

A marée basse, le platier rocheux d'Herquemoulin révèle une successsion de dépôts sédimentaires du Cambrien et de l’Ordovicien, déposés (à l’horizontale) entre 540 et 460 millions d’années et que la pression engendrée par la formation de la dernière chaîne de montagne que La Hague ait connue, la chaine varisque a plissé.  
La falaise raconte quant à elle près de 230 000 ans d’histoire du Climat


 

Nez de Jobourg : géosite de l’Icartien de Jobourg

Majoritairement composées de gneiss qui ont plus de 2 milliards d’année, les falaises sont aujourd'hui scupltées par l'érosion et les dernières phases de glaciations qui ont fait glisser les parties supérieures des sols au flanc des falaises. Pour les plus aventureux, des visites guidées sont organisées pour aller à la découverte des grottes, utilisées lors de la contrebande avec les îles anglo-normandes.

 

Tourbes fossiles d'estran et marais littoral de l'Anse St Martin +  abri sous roche de la Jupinerie

Au fond de l’Anse Saint-Martin, un puissant cordon littoral de galets isole un petit marais littoral. Lors de ces phases de démaigrissement des tourbes littorales holocènes à bois fossiles y apparaissent.
L’ensemble des formations sédimentaires permet de restituer le cadre de vie des populations humaines et leur utilisation du milieu depuis le Paléolithique moyen.

 

Mare de Vauville

La mare de Vauville, longue d’un kilomètre et large de 300 mètres se situe derrière un mince cordon dunaire littoral. Située pourtant en position littorale, elle a la spécificité d’être actuellement une mare d’eau douce ce qui lui confère un rôle écologique remarquable. Réserve Naturelle Nationale, elle accueille de nombreuses visites guidées, diurnes et nocturnes à la découverte de sa faune notamment, en particulier des nombreux amphibiens qui l’habitent.
 

 

Zone de cisaillement varisque du Nord Cotentin : Landemer et Baie de Quervière

Entre le village de Landemer et la pointe d’Etimbert, la côte rocheuse du littoral nord-est de La Hague est le témoin des déformations varisques, d’orientation Nord-Ouest – Sud-Est, survenues il y a environ 300 millions d’années. Ce paysage pittoresque a toujours inspiré les artistes, depuis la fin du XIXème siècle, comme le célèbre peintre impressionniste Haguais, Jean-François Millet, dont les oeuvres ont fait le tour du monde.

 

Les formations pléistocènes et le gisement archéologique de Port Racine

Le port est adossé à une falaise de granite daté d’environ 600 millions d’années (cadomien) laquelle est surmontée de formations sédimentaires plus récentes. Une coupe dans la falaise est ainsi le témoin de près de 100 000 ans d’histoire du Climat.



Dunes holocènes de Biville et de Vauville recouvrant des grès et schistes ordoviciens


Recouvrant près de 600 hectares, le massif dunaire de la Hague est le plus important du Cotentin. Lorsque le climat se réchauffe, au cours des 6 et 7 derniers millénaires, le niveau marin remonte en poussant devant lui d’importantes quantités de sable, qui, grâce à des vents fréquents, recouvrent ainsi une zone humide, puis des collines de schistes et de grès. Ce caractère de dunes soufflées à des altitudes élevées confère leur originalité aux dunes de La Hague par rapport à la plupart des cordons littoraux classiques.

 

Le Rocher du Castel Vendon

Ce site a été rendu célèbre grâce à la toile Le Rocher du Castel Vendon, réalisée par le peintre haguais Jean-François Millet en 1848. Enfant de la Hague, Jean-François Millet a utilisé comme sujet principal ou comme toile de fond de ces nombreuses œuvres les paysages de son enfance.

Le Grand Douet

L’absence d’aménagement notable au cours de ces 4 derniers kilomètres, fait de ce fleuve, un des rares cours d’eau à dynamique libre circulant dans un contexte dunaire mobile et une ripisylve aux dynamiques spontanées. Il s’agit ainsi d’un cours d’eau unique dans l’ouest de la France.

Landes de Vauville

Les landes reposent sur un substrat datant de l’ère primaire. On y trouve du poudingue et de l’arkose du Cambrien, du grès armoricain, du grès de May et du schiste de l’Ordovicien. Le substrat géologique, le fonctionnement hydrologique et les sols peu développés favorisent le maintien de ce paysages particulier. Le cours d'eau de la Grande Vallée de très bonne qualité, fait référence à l’échelle régionale.

Goury : Cordon de galets et granite de Goury

Témoin, comme le granite d’Ecuty, de la construction de la chaîne de montagnes cadomienne, le platier de Goury est constitué d’un granite formé il y a 570 millions d’années. Quant au cordon de galets, il s'agit d'une formation naturelle dont le prélude a commencé il y a près de 20 000 ans lorsque le climat se réchauffe.  Lors de sa remontée, aidée par les courants forts du Raz Blanchard, la mer a entraîné dans son sillage de nombreux sédiments, parmi lesquels ces galets dont l’amas n’a cessé de croître jusqu’à former le cordon que vous pouvez observer aujourd’hui. 

 

Anse du Culeron : géosite de l’Icartien de Jobourg

Datés de plus de 2 milliards d’années, les gneiss de l'Anse du Culeron sont les roches les plus vieilles de France métropolitaine. Formées à partir d’anciennes séries sédimentaires ou de granites métamorphisés, elles sont le témoin de la formation de la chaîne de montagnes icartienne, la 1ère chaîne de montagne qui émergea de l’océan primitif.

 

Carrière de Vauville : grès ordoviciens

S’il existe des traces de peuplements normands antérieurs en Haute Normandie, la Roche Gélétan porte les traces du plus vieux peuplement humain de la Hague, daté du Paléolithique moyen vers -220 000 ans.

 

Plates-formes marines pléistocènes de la Pointe de Jardeheu

Le site est connu pour sa plage éémienne, témoin direct d’une période interglaciaire, entre 130 et 115 000 ans. Cette plage est affectée par un phénomène de cryoturbation (galets en position verticale) témoin quant à lui de la dernière glaciation.
Il s’avère par ailleurs que les traces des premiers hommes à Jardeheu remontent à 200 000 ans, ce qui fait de ce site l’un des plus vieux endroits de peuplement de la Hague avec la Roche Gélétan

Carrière d'Auderville et Roc de gîte

Avec près de 50 000 silex taillés et plus de 600 galets de grès retrouvés, le site de Roc de gîte est un site majeur du mésolithique moyen du Nord Cotentin (vers – 8 000 ans).

Poudingues et arkoses cambriens de La Hague de Clairefontaine

Aux abords du ruisseau de Clairefontaine, une ancienne carrière d’extraction de granulats, exploitée de 1982 à 1989 pour alimenter en agrégats le grand chantier de l’usine de retraitement COGEMA a été réaménagée en espace de loisirs.  L'ancien front de taille permet de reconstituer une coupe de la série des poudingues et arkoses constituant la base de la série cambrienne du Nord Cotentin (520-540 millions d’années). Cette série a été mise en place par l’érosion continentale.

Carrière/Pierre d’Omonville(-la-Rogue) : Poudingues et arkoses cambriens

La pierre d’Omonville est une roche détritique grossière, de teinte grise, rose, jaune ou verdâtre qui provient de l’altération des granites et des gneiss. Elle est encore exploitée dans une petite carrière artisanale située à Omonville-la-Rogue.  Cette pierre s’est formée il y a environ 530 millions d’années lors de la première phase d’érosion des montagnes cadomiennes.

 


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